J’ai vu dans un songe,
J’ai peur pour toi (O Moh Oumhand)
Cette vie n’a pas de sens,
Cela fait des années
Que je te parle, essaie de m’écouter,
Tu as été, maintes fois, grondé
Offre-toi la quiétude,
Les égarements, ça te suffit !
L’absinthe, ne t’a rien apporté (de bon)
Elle t’a jeté à l’opprobre,
Il est temps que tu te ressaisisses…
L’errance de Mohand Oulhocine, est ce le fruit d’une ascèse ou d’une grâce ?
La profondeur de l’âme gît aux tréfonds de l’inconscient, n’en déplaise aux férus de la littérature, il y a une parole qui illumine et une autre qui égare !
Sa parole est taillée semblable au sculpteur qui taille sa pierre.
Sa parole n’est ni empruntée
Ni mécanique
Ni creuse
Ni vantarde
Ni fallacieuse
Ni
obsolète
Ni dérisoire
Ses paroles rythment l’air du temps dans les montagnes de Kabylie et ailleurs.
Si je me dépouille de ma fougue agitée, que dois-je comprendre de cette élégie simple et
lumineuse ?
Est-ce une sagesse tourmentée !
Est-ce un détachement passionné !
Est-ce un désenchantement ensoleillé !
Est-ce une mélancolie
opiniâtre !
Je commettrai une orgueilleuse erreur de pénétrer les remous de ce poète légendaire Mohand Oulhocine.
En fait, le reflet de l’autre, c’est immanquablement sa
parole, aussi silencieuse soit-elle.
Amicalement,
Nadia Sebkhi,