Il y a 15 ans...
Un dessin de Slim racontait : si en 1962 Boudiaf avait été élu Président, en 1992 nous aurions appelé Ben Bella. Mais entre-temps, nous n'aurions pas échappé à Chadli !
Au delà de l'humour, il nous faut interpréter le tragique et nos amis Dilem, le regretté Melouah, Slim, et tous les autres nous offrent un miroir impitoyable.
Les caricaturistes ont cet immense talent de résumer en un trait de crayon des heures de palabres inutiles.
La vérité éclate et son impact est encore plus terrible que toutes les bombes meurtrières.
Cette vérité cachée, enfouie jusqu'au plus profond de notre inconscient, ne peut que ressurgir pour inonder dans un flux irrépressible nos sens incrédules.
Et ce déversement a de quoi effrayer car il nous met face à nous et nous impose le choix Shakespearien « d'être ou de ne pas être », en nous faisant croire que nous sommes un autre.
Aujourd'hui, bien qu'il le mérite, ce n'est pas un hommage que je rends uniquement à Boudiaf, mais à tout un Peuple qui, face à l'adversité, a su répondre en relevant la tête, de la manière la plus digne qui soit, en entonnant ce chant qui résonne encore...encore...
Mine Djibalina...mais qu'il nous faut re-créer.
Aziz FARES 05/07/2007
|