Je n’ai jamais voulu parler de moi. C’est égoïste... » Cette sentence est celle d’un immense poète algérien, torturé, écorché vif, humaniste ayant adopté toute sa vie un profil bas. C’est dire de la belle leçon d’humilité qu’il dispensait aux autres.Celle du trouvère Djamal Amrani qui vient de disparaître à l’âge de 70 ans.
Décédé, mercredi, des suites d’une crise cardiaque, Djamal Amrani a été inhumé, hier après-midi, au cimetière de Sidi Yahia, à Alger. Aussi, pour l’accompagner à son ultime demeure, c’est une longue procession d’hommes de culture et de radio, des amis, des anonymes et des riverains qui sera sa haie d’honneur posthume. L’écrivain et directeur de la Bibliothèque nationale, Amine Zaoui, le chanteur Djamal Allam, le comédien Saïd Hilmi, le réalisateur Bachir Derrais, l’artiste peintre Arezki Larbi, le directeur de l’ENRS, Zouaoui Benamadi, et auparavant au siège de la Radio algérienne, la poétesse Samira Negrouche et Zehira Yahi, amies du défunt poète, le cinéaste Merzak Allouache, la militante Louiza Ighil Ahriz ou encore des amis du livre comme Hacène Bendif et Ali Bey sont venus révérer la mémoire de l’auteur du Témoin et Bivouac des incertitudes.












