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El-Mahdi Acherchour, Pays d'aucun mal, roman, Editions Aden, 2008: La figure obsédante et le tourment de l'Inconnu

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Roman du retour au pays natal, Pays d'aucun mal est le récit onirique d'une plongée dans les origines d'une existence, individuelle et collective, dans le tohu-bohu de forces qui s'affrontent dans l'esprit d'un enfant, d'un homme, d'une famille ou d'une descendance, d'une  parentèle ou de tout un peuple, les Amnar. Au centre, il y a l'attraction puissante exercée par la personne d'un grand-père sur son petit-fils : ils portent le même nom. On ne sait pas s'ils ne se confondent pas dans une sorte d'indistinction. La confusion et le vague, la brume qui flotte sur les montagnes se sont ici répandues dans le discours du narrateur pour en constituer la trame insaisissable. L'un des traits du talent de l'auteur est créer un brouillard, une sorte de nuée,  où l'esprit du lecteur perd ses repères et se meut dans l'indistinct .

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Une glaise façonnée avec vigueur et délice: El-Mahdi Acherchour, Moineau, roman, Éditions Aden, 2010

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Un roman écrit en français, avec des personnages qui ne connaissent pas le français et où l'on respire pourtant à plein poumon l'odeur du terroir algérien. L'auteur mêle étroitement une langue populaire crue et pauvre, une sorte d'à peu-près ou de flou des sensations ou des pensées et des fulgurances de l'émotion ou de l'action. Il tord la syntaxe ou l'usage pour lui donner un air étrange, méconnaissable, avec, comme une réminiscence du Camus de La Chute, ce narrateur qui interpelle son interlocuteur, peut-être le lecteur lui-même, avec de fausses questions.

Dans ce monde étrange le lecteur peine parfois à trouver ses repères, confond des paroles qui jouent à habiter les unes dans les autres car les identités s'ébauchent plus qu'elles se distinguent de la gangue collective des traditions ou des habitudes. Les idées ne tiennent pas à s'afficher trop clairement. On ne sait jamais . Il y a tellement de réalités inconnues. Alors l'individu devient un moineau fragile, tout menu et frémissant, dans la main de la collectivité maladroite et routinière.

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25e ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE M’HAMED ISSIAKHEM Hommage à l’un des fondateurs de l’art moderne en Algérie

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«Un pays sans peintres, sans poètes et sans culture est un pays mort», disait M’hamed Issiakhem. La personnalité de l’homme, de l’artiste pourrait être résumée dans cette courte, mais néanmoins éloquente, phrase.

Le temps passe si vite ! Un quart de siècle est passé depuis la disparition de M’hamed Issiakhem. En cette occasion, le Musée national d’art moderne et contemporain d’Alger (Mama) et le commissariat du Festival international de l’art contemporain (FIAC) organisent un hommage au grand artiste peintre. Ainsi, une exposition d’œuvres d’Issiakhem se tiendra du 1er décembre 2010 au 31 janvier 2011 à la galerie du Mama. Les tableaux de cette expo proviennent de collections publiques et privées. Au programme de cet hommage figure, également, une table ronde de deux jours autour d’Issiakhem, son œuvre et son parcours. Les participants à cette rencontre se pencheront également sur les thèmes de «l’art contemporain et les artistes des pays émergents ».

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La deuxième mort de M’hamed Issiakhem ?

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Le Musée d’art moderne d’Alger  (Mama) organise,  jusqu’au 31 janvier 2011, une grande rétrospective consacrée au peintre M’hamed Issiakhem. Que reste-t-il de l’héritage pictural de celui qui est considéré comme le père de la peinture moderne algérienne ? Eléments de réponse avec les «beaux-aristes».

A l’Ecole supérieure des beaux-arts, celui que  Kateb Yacine surnommait «l’œil de lynx» ne représente plus grand-chose. Tout juste certains étudiants lui reconnaissent une stature d’icône mais sans plus, alors que d’autres ignorent jusqu’à son existence, à l’image de Haddad et Yacine, deux étudiants de première année «On ne sait pas qui c’est, affirment-ils. Tous ces peintres du début sont un peu oubliés aujourd’hui. Avant de venir aux beaux-arts, on n’avait jamais vu un tableau de notre vie. On a d’abord fait des études d’urbanisme avant de décider de changer de filière et de venir ici. Il a d’ailleurs fallu qu’on aille en excursion à Bou Saâda pour  découvrir Dinet. C’est vrai qu’on manque de culture.» Celui qui a exprimé la douleur comme nul autre dans ses tableaux est cantonné au rôle de père de la peinture moderne algérienne.

 

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Coup de coeur

Voir le blog de la poètesse Renia Aouadene

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