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Un demi-siècle de la vie d’une femme et de millions d’autres êtres humains: Wassyla Tamzali, Une éducation algérienne, Gallimard, 2007

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Wassyla Tamzali écrit comme elle respire, ou comme elle vit ou pense, avec naturel, avec intensité et passion, mais aussi  précision et exactitude,  pénétration et lucidité. Ces qualités font de son livre une œuvre étonnante  d’autobiographie émouvante et d’analyse profonde d’un demi-siècle d’histoire de cette Algérie d’avant et surtout après l’indépendance, qui constitue peut-être le fonds même de son être.  Un récit comme celui-là pourrait dispenser de lire bien des ouvrages, puisqu’il est vrai, comme on dit, et qu’il nous livre les ressorts intimes d’un engagement politique, nous met au cœur d’ événements brulants, nous fait vivre des épisodes importants d’une histoire à laquelle certains d’entre nous ont participé dans la douleur, avant de les suivre de loin ou de tenter de les rejeter dans le néant de l’oubli et de l’indifférence.

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Une tradition algérienne de laïcité?: Ahmed Ghouati, École et Imaginaire dans l’Algérie Coloniale, parcours et témoignages, L’Harmattan, 2009

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Voici une étude universitaire qui vient lancer un coup de projecteur en profondeur sur une zone énigmatique mais névralgique de la période coloniale : le rôle de l’école primaire républicaine sous la colonisation, celui de son syndicat dominant et puissant le SNI affilié à la FEN, du corps de ses maîtres dans ses rapports avec la population dans sa diversité. L’auteur analyse les résultats d’un questionnaire lancé par l’UNSA-éducation ex-FEN avec l’IME de Paris 8 en 2004 auprès des enseignants ayant exercé en Algérie entre 1945 et 1962 dont il reproduit les réponses dans son ouvrage. Le seul regret que suscite ce travail remarquable par les questions précises et fouillées qu’il pose, les témoignages qu’il présente et les perspectives que Ahmed Ghouati dégage est de ne pas préciser le nombre des questionnaires envoyés, celui des anciens instituteurs touchés ou des réponses reçues ou retenues, un oubli qui devrait être réparé pour donner toute sa signification à ce travail d'un intérêt essentiel.

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Badr'Eddine Mili, La brêche et le rempart, roman, Chihab éditions: Fier et secret Constantine

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Badr'Eddine Mili a écrit dans ce livre des pages d'anthologie sur la vie du Constantine de son enfance et de sa jeunesse ,de 1938 à la fin de la guerre d'Indépendance et après. La verve exceptionnelle de son talent, ses liens de coeur et de corps avec la communauté de ce quartier d'Anouinet El Foul, accroché au flanc du vieux rocher, illuminent ce roman. Son goût des détails précis, évocateurs de toute une humanité laborieuse, remuante, bigarrée, truculente, pleine de ressources et de joie de vivre, font de lui un délice de lecture et un témoignage superbe sur une époque révolue.

Il circule dans ces pages une nostalgie, non seulement de l'enfance mais aussi d'une société où les plus riches vivaient au milieu de tous et des plus pauvres, tous laborieux. Au centre domine la figure altière d'un père, à la fois détaché de l'argent mais habile au commerce et à entreprendre, lettré et d'esprit pratique, attentif à envoyer son fils à l'école  française et à l'élever dans la connaissance des textes sacrés.

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Rachid Boudjedra présente son dernière roman "Les figuiers de Barbarie" : « Je refuse de mélanger l’art et l’idéologie »

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Le romancier Rachid Boudjedra estime qu’il ne peut pas donner de réponses sur l’histoire dans ses écrits littéraires. Il avoue ne pas aimer la littérature de Yasmina Khadra.

Rachid Boudjedra refuse d’« idéologiser » l’histoire. Dans son dernier roman, Les Figuiers de Barbarie, qui vient de paraître en Algérie aux éditions Barzakh, après sa publication en France par les éditions Grasset, il se pose des questions sur l’assassinat de Abane Ramdane, sur les massacres de Melouza et sur l’opération « Bleuite », qui avait piégé le colonel Amirouche en 1958. « Je ne peux pas donner de réponses dans un roman, car cela reviendrait à trahir le système romanesque. Un roman doit bégayer. Nous n’avons pas le discours absolu », a-t-il expliqué lors d’un débat, lundi soir, à l’espace Noun à Alger. « Lorsque les historiens algériens feront leur deuil, ils écriront l’histoire comme cela été fait dans les pays qui ont connu la guerre. A eux d’apporter les réponses scientifiques et objectives », a-t-il ajouté.
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