Avec une exubérance esthétique peu commune et une expression allégorique d’une pertinence affirmée, M’hamed Issiakhem a inauguré l’âge pictural algérien. Un art sorti d’abord des profondeurs de la culture nationale avant qu’il ait à intégrer les sensibilités et les canons académiques des écoles de peinture. Au moment où des pans entiers de la mémoire et de l’être algériens étaient menacés par une stupide scotomisation et une méchante entreprise de mutilation, Issiakhem nous invitait à nous regarder dans notre propre miroir en faisant passer en filigrane l’image et la voix des ancêtres.




A quelques jours de mon départ, ma femme me paraît plutôt inquiète. Elle ne cesse de proposer à ma fille de deux ans de venir dans mes bras. 







