La Châtelleraudaise de quinze ans écrit des poèmes depuis deux ans. Ils seront bientôt publiés. Elle se dit '' discrète '', mais vous risquez de la croiser...
La musique en fond, assise en tailleur sur le tapis du salon, Mériem Terki, quinze ans, cherche l'inspiration. Ecrit ses poèmes. Son calepin et son stylo toujours à portée de main. Depuis deux ans, la lycéenne châtelleraudaise, interne à Poitiers, a sa méthode, ses petits trucs pour coucher les mots sur le papier. Les vers lui viennent avec facilité. A tel point qu'elle a déjà écrit une trentaine de poèmes. « A mon pays », c'était le premier.
"Si je veux me faire connaître, il faut frapper à toutes les portes!
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Petite histoire d’un premier roman, paru en Algérie, et qui préfigure un talent, un style et surtout une vision. Incontestablement, l’œuvre majeure de l’écrivain reste son premier roman L’Exproprié, écrit entre 1974 et 1976 ; mais qui n’a été publié qu’en 1981, soit neuf ans plus tard. Œuvre majeure parce que c’était le roman préféré de l’auteur.
Comme il se plaisait à le dire : « C’est mon premier, né la même année que ma première fille. » Il en était fier, d’autant que l’accouchement fut des plus difficiles. En 1981, à la direction de l’édition de la SNED (société étatique d’édition), siégeait une commission de lecture composée pour la majorité d’enseignants de l’université qui rejetaient automatiquement les manuscrits qui n’étaient pas dans la ligne d’une Algérie socialiste qui, à leurs yeux, ne connaissait aucun problème de société et où la mer devait être calme, même en temps de tempête.
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La littérature est l’essentiel, ou n’est rien. Le Mal – une forme aiguë du Mal—dont elle est l’expression, a pour nous, je le crois, la valeur souveraine. /La littérature et le mal/, de George Bataille, p.9
Le nouveau héros de Amin Zaoui dit avoir lu Bataille. On s’en serait douté. L’éditeur présente /Festin de mensonges/ comme « un récit d’apprentissage d’un genre nouveau, trouble… ». Le jeune héros naît dans une famille où s’affrontent en champ clos, de génération en génération, l’abus de pouvoir et les turpitudes les plus sordides, faisandées par la tromperie et la trahison, celle du père par sa femme puis par son frère et par son fils, de la femme aimée par sa mère et par sa sœur. La grand-mère est une patronne de bordel: le grand-père y est allé chercher sa femme avant de trahir la juive berbère qu’il aimait. Ce tableau qui pourrait bouleverser l’estomac le mieux accroché, est évoqué depuis les refonds d’un esprit, celui du narrateur enfant, qui entremêle propos religieux, pieux, voire même bigot et délire obscène, sans gêne ni embarras.
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Né en 1941 à Aïn Beida (Algérie), Rachid Boudjedra, arabophone et francophone, auteur d’une vingtaine de livres traduits dans vingt-quatre langues, est l’un des écrivains nobélisables du continent africain. Dans son dernier roman, Les Figuiers de barbarie, il décrypte la liquidation inachevée du colonialisme en Algérie. «C’est le roman d’une vie», assure cet écrivain ancien membre du maquis puis récemment traqué par les islamistes. Agaçant pour les uns, unique et indomptable pour nombre d’observateurs, il réclame une «catharsis» continentale.
Dans un avion reliant Alger à Constantine, deux cousins vont enfin se parler. Ils se souviennent des nuits incandescentes passées entre deux fiévreuses jumelles, se remémorent aussi la place réservée aux figuiers de Barbarie, ces plantes épineuses et fières «sentinelles qui veillaient sur le pays» et sur ses combattants. Tout en évoquant les massacres dans les deux camps, la peur subie dans l’âpreté des combats, ils en arrivent au sujet enfoui et douloureux, celui du rôle de l’oncle Kamel, commissaire à Batna pendant la colonisation. Rachid Boudjedra taille à vif dans les mémoires engourdies et tonne: «En fait, le colonialisme est une maladie chronique. Presque cinquante ans après, cette saloperie continue à faire souffrir beaucoup de monde.»
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