Artdz.Info

Le Portail des Arts et des Artistes Algériens

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Extraits- Rachid Boudjedra. Les Figuiers de Barbarie. Roman. Ed. Barzakh. Alger, avril 2010

Envoyer

Lui, toujours avec cet air froissé, cette peau chiffonnée, ce teint jaunâtre et ces yeux tellement tristes ! Avec ce visage absent posé sur des costumes de grandes marques, mais jamais de cravate. Des chemises, plutôt à col ouvert, l’été, et des pulls en cachemire l’hiver. Me rappelant cette élégance vestimentaire, ces fameux placards, pendant notre enfance et notre adolescence, qui contenaient une dizaine de costumes luxueux. Et puis, en bas des placards, une dizaine de paires de chaussures italiennes, aux couleurs assorties à celles des costumes, des chemises et des pulls, comme éternellement neuves et dont il émanait une odeur de cuir brut qui me faisait tourner la tête et me laissait jaloux mais surtout étonné devant ce luxe. Ces vêtements venus de là-bas, d’un quelque part fascinant, un monde que l’on connaissait à travers ses journaux, ses livres, ses films d’une façon très vague, mystérieuse et surtout hostile.

Lire la suite...
 

De Fort-de-France à Blida : Fanon, le psychanalyste du colonialisme

Envoyer

Le 20 juillet dernier, il aurait eu 79 ans, il est mort à 36 ans. Tragique fin prématurée de la remarquable destinée de ce fils adoptif de l’Algérie combattante. L’inlassable avocat des damnés de la terre : Frantz Fanon.

Le fringant jeune homme qui se présente ce matin du 29 novembre 1953 devant M. Boumati, directeur de l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, vient de loin. Nulle pythonisse, aucun oracle n’aurait prédit à Casimir Fanon, fonctionnaire des Douanes, plutôt aisé, de Fort-de-France que l’un de ses six rejetons, plus précisément le troisième des garçons, celui qui se prénomme Frantz allait un jour embrasser la cause algérienne et devenir une figure hors du commun qui marquerait d’une empreinte profonde l’histoire de la décolonisation et la pensée politique du XXe siècle.

Lire la suite...
 

Marché de l’art. orientalisme: Cote de Dinet, absence de l’Algérie.

Envoyer

Dans la grande vogue orientaliste qui anime depuis plusieurs années le marché mondial de l’art, les peintures réalisées en Algérie ne sont pas en reste.

Ainsi, les tableaux de Dinet sont arrachés par des collectionneurs et des musées du monde entier, sans que l’Algérie soit présente à ces enchères.Alors que le récent musée Nasreddine Etienne Dinet, créé à Bou Saâda dans la maison du peintre, ne dispose encore que d’une quinzaine d’œuvres, ses tableaux parcourent le monde, signalant leur présence dans les galeries spécialisées, les études de commissaires-priseurs et les grandes maisons de vente aux enchères, telles Sotheby’s ou Drouot.

Lire la suite...
 

Issiakhem: Le pinceau matraque

Envoyer

J'ai connu Issiakhem avant l'indépendance, il y a trente ans, au bar «le départ» en face du jardin du Luxembourg. Quelques années après j'étais sur le point de terminer le tournage de mon premier court métrage : Conflit. Alors que je lui demandai des conseils, M'hamed m'a dit : «l'essentiel, c'est le départ... comme ce bar qui s'appelle le départ».

Issiakhem est plus qu'un artiste, c'est un ami. Il transforme les gens qu'il rencontre en amis. Pour moi Issiakhem, en tant qu'homme et artiste était le gardien de notre enracinement. Son pinceau était une matraque assénait contre ceux qui voulaient nous déraciner, ce qui explique son art pictural. La femme n'est pas seulement la femme mais la terre, la nation, le peuple, l'histoire. Sa quête nous révèle à travers ses couleurs, ses dessins... que nous sommes à la fois mutilés et vivants. Quand on regarde un tableau d'Issiakhem, même si on est analphabète, on se retrouve placé en situation d'interrogation profonde qui nous pousse à nous réenraciner.

Lire la suite...
 


Page 10 sur 40

Coup de coeur

Voir le blog de la poètesse Renia Aouadene

Le portail des arts et des artistes algériens
est réalisé par Mébarek Mouzaoui
Optimisé par Joomla! - GNU/GPL