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Que serai je désormais dans l’ombre de vos rêves,
Que vais-je devenir, vous qui m’abandonnez ?
Que serai je désormais ? Mon esprit meurt du glaive,
Et de l’indifférence que vous lui assenez.
Que seront maintenant ces courbes dans le temps
Paraboles lointaines, allégories volées
Que seront cher amant ces spleens lancinants ?
Des matins sans soleil, des nuits blanches enfiellées.
J’ai jadis espéré être la douce belle,
Recevant en offrande votre âme auréolée.
J’attendais patiemment dans votre citadelle,
Que vous m’apparaissiez tel un ange éthéré
Malheur ! Vous n’êtes plus ce bel homme alifère,
Sous l’égide de vos ailes, me croyant protégée.
Vous meurtrissez mon être, votre cĹ“ur est de pierre,
Avez vous simplement au moins une fois aimé ?
Que seront dès demain mes jours en votre absence
Des minutes sans fonds, des heures de tristesse
Trimballant deux valises dans le plus long silence
L’une pleine d’espérance, l’autre de fausses promesses
Pour ne point vous gêner, je me fis minuscule
Plus petite qu’un oiseau dans ce nid, déposée
Je vous ai encensé, vous rendant majuscule
Nourrissant votre ego mille fois démesuré
A force de petitesse, mon amour à vos pieds
Je vous ai vu me fuir, me laissant dans l’errance
Vous ne serez jamais ce valeureux Jaufré
Mais je serai toujours cette affable Clémence
Et je vois se lever l’horreur à ma fenêtre
N’avez-vous point de peine me sachant torturée ?
Je relirai dès l’aube votre dernière lettre …
Et j’irai m'assoupir pour ne plus m’éveiller.
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