Châtellerault et son pays: Mériem, une poète inspirée
| Les dossiers d'Artdz - Meriem Terki |
La Châtelleraudaise de quinze ans écrit des poèmes depuis deux ans. Ils seront bientôt publiés. Elle se dit '' discrète '', mais vous risquez de la croiser...
La musique en fond, assise en tailleur sur le tapis du salon, Mériem Terki, quinze ans, cherche l'inspiration. Ecrit ses poèmes. Son calepin et son stylo toujours à portée de main. Depuis deux ans, la lycéenne châtelleraudaise, interne à Poitiers, a sa méthode, ses petits trucs pour coucher les mots sur le papier. Les vers lui viennent avec facilité. A tel point qu'elle a déjà écrit une trentaine de poèmes. « A mon pays », c'était le premier.
"Si je veux me faire connaître,
il faut frapper à toutes les portes!
"Extrait : « Tu danses sur des saveurs rythmées/Ton honneur est une liberté/Ta terre, un mélange de mémoires/Et tes croyances, un sentiment d'espoir... ».Une autre strophe : « Ton soleil réchauffe tes secrets/Ton histoire reste cachée/Méprisée par des mensonges/Et condamnée par tes différences... ». Mériem rend hommage à son pays. L'Algérie. « Je parle inconsciemment à mes racines. »
Tous les étés, l'adolescente y retourne en famille. A Béjaïa, en petite Kabylie. « Mon bol d'oxygène. » Mériem « adore » écrire. « Ce sont des poèmes d'amour, ils touchent à mes origines... », résume la jeune fille née à Lorient et arrivée à Châtellerault à l'âge de quatre ans. Dans ses textes, il y a aussi des pointes de mélancolie, des réflexions sur la vie... « Mais il y a des choses que je n'ai pas encore vécues. »
Son avenir, elle l'a tracé. Presqu'en ligne droite. Mériem rêve de devenir journaliste. Souvent, elle écrit des articles pour s'entraîner. En juillet dernier, son appareil photo en bandoulière, elle est allée à la rencontre des ouvriers de New Fabris. En pleines turbulences. L'actualité l'a fait vibrer. Elle a créé un journal dans son lycée poitevin, « Le sans-titre ». Ses modèles ? « Laurence Ferrari, Claire Chazal et David Pujadas. » Jean-Pierre Pernault ? « Il m'énerve. »
La poésie, c'est « autre chose ». Une passion dévorante qu'elle n'arrive pas à dompter. La prose s'accumulant, Mériem a décidé d'agir. En septembre, elle montre ses poèmes aux profs de français de son établissement. Une naissance littéraire. « J'ai contacté une maison d'édition à compte d'auteur. On a eu des échanges de mails. » C'était en décembre. Les semaines défilent.
- Bientôt publiée
Jusqu'à ce mail, fin février. « Ils m'ont proposé de participer à un recueil avec cinq autres poètes. Il paraîtra dans quelques mois. » Mériem est sur un petit nuage. Elle se sent pousser des ailes. « Si je veux me faire connaître, il faut frapper à toutes les portes ! Pourtant, je suis quelqu'un de timide. » On ne dirait pas comme ça.
Un rendez-vous est calé avec Véronique Abelin, la directrice de cabinet du maire. Au bout, des propositions : « Un article dans le magazine du Châtelleraudais, pourquoi pas une rubrique poétique mensuelle, un atelier poésie pour la fête des cinquante ans d'Ozon... ». Le début de la célébrité.
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