L’œuvre picturale de Mustapha Nedjaï, que nous avions appelée dans une présentation antérieure (2001) La bleue évanescence onirique, ou la Guernica nedjaïenne, s’est déployée entre avril 1996 et les débuts du printemps 2000.
La belle exposition qui fut organisée à cette occasion à la citadelle d’Alger, en décembre 2002, a laissé une trace en un CD Rom, sous le titre fort suggestif : Mots et Maux. Cette œuvre picturale se caractérise par une originalité consciencieusement travaillée sur un double axe de déploiement. Une bonne partie des peintures investissent le plan de l’horizontalité comme pour se répandre et encercler un espace jusque-là enserré, cependant que l’autre partie prend d’assaut la verticalité comme revendication d’une érection pour éclater une chape d’enfermement, un couvercle d’étouffement, une chape de confinement. A regarder attentivement cette œuvre sur une trentaine de tableaux, on ne peut ne pas se rendre à l’évidence de déceler deux manières comportementaires qui structurent l’univers de Mustapha Nedjaï : la reptation et l’érection, la supplique et la revendication, la quête et la requête, la progression et la lévitation.












