A quelques jours de mon départ, ma femme me paraît plutôt inquiète. Elle ne cesse de proposer à ma fille de deux ans de venir dans mes bras.
Des connaissances se montrent étonnées. « Aller à Baghdad, maintenant, c’est prendre des risques inutiles », me dit-on. Des éditeurs orientaux, rencontrés au dernier Salon international de la littérature et du livre de jeunesse à Alger, me déconseillent de prendre part à la rencontre. J’entends mais n’écoute que mon cœur qui, prenant les devants, est déjà là-bas, parmi les poètes et les enfants d’Irak.




60 photos inédites en noir et blanc provenant des archives « Algeria » réalisées par le reporter italien Vittorugo Contino qui en 1959 traversa clandestinement la frontière algéro-tunisienne et rejoignit le front algérien pour réaliser un extraordinaire témoignage historique.







